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C'est arrivé un 5 septembre

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C'est arrivé un 5 septembre

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:23

5 septembre 1638 : Naissance du futur « Roi-Soleil »

Louis Dieudonné, futur Louis XIV, naît le 5 septembre 1638 au château de Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris.

Ses parents, Louis XIII et la belle Anne d'Autriche (37 ans l'un et l'autre), sont d'autant plus ravis de la naissance de ce premier enfant qu'elle arrive après plus de 22 ans de mariage stérile !



  • Une conception miraculeuse

La conception du Roi-Soleil survient après 13 ans de mésentente entre le roi et sa femme, dans un concours de circonstances proprement miraculeux que rapporte la rumeur et qui vaut d'être conté (même si sa véracité n'est pas établie).

Louis XIII, que l'on surnomme aussi le Chaste (c'est tout dire !), manifeste dès son adolescence les plus grandes réserves à l'égard des femmes. Il n'a hérité en rien du tempérament de son père, Henri IV le Vert Galant (mais le transmettra tout entier à son propre fils Louis XIV).

Après une nuit de noces infructueuse et décevante, il attend plusieurs années avant de consommer son mariage avec Anne d'Autriche et il ne s'y résout qu'après avoir assisté à la consommation du mariage de sa belle-soeur, Madame de Vendôme.

Déçu par ses premières expériences sexuelles et irrité par la frivolité de sa femme, Louis XIII se détourne de celle-ci malgré les injonctions de ses proches.

Là-dessus survient la fameuse nuit du 5 décembre 1637. Le roi quitte son modeste château de Versailles (rien à voir avec le splendide palais qu'il deviendra 30 ans plus tard) pour aller coucher à Saint-Maur, de l'autre côté de Paris. Il s'arrête au passage au couvent Sainte-Marie de la Visitation, rue Saint-Antoine, pour converser avec l'une des nonnes à laquelle le lie une passion platonique : Louise de La Fayette.

Un orage survient, rendant périlleuse la poursuite du voyage jusqu'à Saint-Maur. Le capitaine des gardes, avisé, suggère au roi de se replier au Louvre où, hasard, loge la reine Anne d'Autriche. Le roi refuse d'abord. On le prie, on insiste. Enfin, comme l'orage se fait de plus en plus violent, il accepte.

Au Louvre, ses appartements n'étant pas préparés, on lui fait remarquer qu'il n'a d'autre solution que de partager le lit de la reine... Pour ne pas gâter ce bienheureux concours de circonstances, les conseillers du souverain transmettent discrètement à tous les couvents de la capitale la consigne de prier toute la nuit afin que celle-ci soit féconde !

Le 10 février 1638, à peine la grossesse de la reine est-elle avérée que le roi réalise son voeu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie. Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France.

Neuf mois plus tard, enfin, survient l'accouchement. Le travail est difficile. Aux soignants qui s'affairent, le roi déclare : «Qu'on sauve l'enfant. Vous aurez lieu de vous consoler de la mère !» Ainsi naît le petit Louis. Son deuxième prénom (Dieudonné) atteste des circonstances quasi-miraculeuses de sa naissance et des espoirs qui reposent sur lui.

Tout à la joie de sa bonne fortune, la reine fait élever au sud de Paris, sur le flanc de la montagne Sainte-Geneviève, la très belle église du Val-de-Grâce (c'est l'un des très rares témoins de l'art baroque en France). Elle songe à se retirer dans le couvent attenant, une fois l'âge venu, mais un douloureux cancer du sein ne lui en laissera pas le loisir...

  • Une régence troublée

Deux ans plus tard, Anne donne le jour à un deuxième fils, Philippe d'Orléans. La lignée est sauve... et le roi n'a plus à supporter l'arrogance de son frère, Gaston, duc d'Orléans, dit «Monsieur», qui était auparavant l'héritier présomptif.

Louis succède à son père sur le trône de France le 14 mai 1643, à l'âge de... quatre ans.

Louis XIII, qui a perdu quelques mois plus tôt son fidèle Richelieu et se voit lui-même, à 42 ans, proche de la mort, a organisé avec soin un Conseil de régence pour prendre les affaires en main.

Ce Conseil, composé de la reine Anne d'Autriche, de Gaston d'Orléans, du prince de Condé et du ministre Jules Mazarin, recommandé par Richelieu, réunit des personnalités trop différentes pour réussir.

Dès le 18 mai 1643, la reine-mère obtient du Parlement de Paris qu'il casse le testament du défunt roi et lui confie «l'administration libre, absolue et entière des affaires du royaume».

Le roi-enfant va régner pendant près de vingt ans à l'ombre de sa mère, régente en titre, et de son Premier ministre, Jules Mazarin, un immigré italien qui fut peut-être l'amant de la belle Anne d'Autriche.

La régence débute sous de bons auspices avec la victoire du duc d'Enghien sur les Espagnols à Rocroi, le 19 mai 1643. Très vite, les choses se gâtent avec la Fronde des parlementaires et des nobles. Le roi, sa mère et son ministre sont un temps chassés de leur palais parisien des Tuileries et contraints de se réfugier à Saint-Germain-en-Laye.
Mais le pouvoir royal est restauré grâce à la diligence de Mazarin, qui ne manque pas de beaucoup s'enrichir au passage, et la régence s'achève sur un succès international avec le traité des Pyrénées conclu avec l'Espagne. Ce traité se solde par le mariage du jeune roi avec sa cousine, l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne (frère d'Anne d'Autriche) et Élisabeth de France (soeur de Louis XIII).

  • Bibliographie

Sur le mariage de Louis XIII et l'enfance de Louis XIV, on peut lire le délicieux roman de Claude Duneton, Petit Louis, dit XIV.
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5 septembre 1661 : D'Artagnan arrête le surintendant Fouquet

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:27

Le 5 septembre 1661, le ministre des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est arrêté par d'Artagnan et ses mousquetaires.

  • Une fête trop somptueuse

Fils d'un armateur breton, Fouquet a redressé les finances de la France après les troubles de la Fronde et il en a profité pour beaucoup s'enrichir.

Énivré par ses succès, il s'est donné pour devise : «Usque non ascendam» (Jusqu'où ne monterai-je pas ?).

Or, depuis la mort de Mazarin, quelques mois plus tôt, le jeune roi Louis XIV (23 ans) n'a plus envie de déléguer à autrui la direction du pays.

Colbert, un ministre jaloux de Fouquet, dénonce au roi ses malversations et le met en garde contre sa puissance. Le roi s'indigne «qu'un homme puisse se rendre l'arbitre souverain de l'État».

Inconscient du danger, Nicolas Fouquet donne une fête somptueuse en son château de Vaux-le-Vicomte, où il a réuni les plus grands talents de son époque : Molière, La Fontaine, Corneille, le décorateur Le Brun, l'architecte Le Vau, le jardinier Le Nôtre, le maître d'hôtel Vatel... Le roi se sent humilié par le luxe tapageur de son ministre et quitte la fête sans en attendre la fin. Il donne peu après l'ordre d'arrêter Fouquet.
Après trois ans de procédure, Fouquet est condamné au bannissement. Louis XIV usera exceptionnellement de son droit pour aggraver la peine. C'est ainsi que le financier et mécène finira sa vie dans la forteresse de Pignerol, dans les Alpes.

Le roi, rassuré, pourra consolider son pouvoir et achever l'œuvre centralisatrice de Richelieu et Mazarin avec le diligent concours de Colbert.
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5 septembre 1781 : Bataille de la baie de Chesapeake

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:27

Arrivée le 30 août 1781, la flotte de l'amiral François de Grasse débarque des soldats et des renforts, dans la baie de Chesapeake, sur la côte de Virginie, à l'attention des insurgents américains et de leurs alliés français.

Elle est surprise par la flotte anglaise des amiraux Thomas Graves et Samuel Hood. Ceux-ci l'invitent à gagner le large pour un affrontement dans les règles. Sans se faire prier, le 5 septembre 1781, le comte de Grasse déborde la Royal Navy et canonne les mâts des navires. Puis il rompt le combat et file vers le grand large.

Les Anglais se lancent à sa poursuite avant de se rabattre vers New York pour des réparations. La flotte française peut revenir dans la baie de Chesapeake afin d'empêcher tout débarquement de troupes anglaises.

Assiégé à Yorktown sans perspective de renforts, le général anglais Charles Cornwallis va se rendre aux troupes franco-américaines de George Washington. Les Anglais reconnaîtront en de Grasse le seul adversaire qui ait infligé une défaite à la Navy en deux siècles.
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5 septembre 1793 : « La Terreur à l'ordre du jour »

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:35

Le 5 septembre 1793, l'avocat Bertrand Barère, membre du Comité de Salut Public (le gouvernement républicain) demande à la Convention nationale de prendre toutes les mesures propres à sauver les acquis de la Révolution.
L'assemblée met «la Terreur à l'ordre du jour».


  • La chasse aux suspects

La Révolution, il est vrai, est alors menacée de toutes parts, l'exécution du roi et la persécution des prêtres ayant retourné contre elle l'opinion de la plupart des Européens et des Français.

Le dimanche 10 mars 1793, la Convention décrétait la levée en masse de 300.000 hommes pour protéger les frontières. Le 28 mars, à l'instigation de Danton, Robespierre et Marat, elle institue un Tribunal criminel extraordinaire, plus tard appelé Tribunal révolutionnaire, pour juger les traîtres à la patrie et les opposants au nouveau régime républicain !
Antoine Fouquier-Tinville, magistrat impitoyable, assume la charge d'accusateur public.

Il va user dès lors de son autorité pour envoyer à la guillotine aussi bien d'innocents suspects que Charlotte Corday, meurtrière de Marat, l'ex-reine Marie-Antoinette ou des chefs de la Révolution comme ses propres amis Danton, Robespierre et même son cousin Camille Desmoulins.

Des députés de la mouvance de Brissot et Vergniaud tentent de modérer la répression. Ils mettent en accusation Jean-Paul Marat, qui multiplie les appels à la violence dans son Journal de la République française, mais celui-ci est disculpé par le Tribunal révolutionnaire. Après son retour triomphal à l'assemblée, le 24 avril 1793, il traque à son tour les Brissotins ou Girondins avec l'appui des sans-culottes et les fait arrêter les 31 mai et 2 juin.

Le Comité de sûreté générale, en charge de la police depuis le 10 août 1792, prend en main la répression. Essentiellement composé de députés montagnards, parmi lesquels le peintre Louis David, il traque les suspects et les défère auprès du Tribunal révolutionnaire.

Plusieurs députés girondins arrivent à s'enfuir dans les départements et organisent la riposte. À Caen, une jeune fille romanesque, Charlotte Corday, boit les paroles du député Barbaroux et décide d'assassiner Marat, qu'elle accuse d'être à la racine de tous les maux.

Elle se rend à son domicile, où le tribun soigne un eczéma douloureux. Elle obtient à force de persuasion un entretien particulier et le poignarde tandis qu'il prend note de la liste des conspirateurs girondins du Calvados, qu'elle feint de lui livrer.

Las, cet assassinat, le 13 juillet 1793, réveille les passions des Parisiens. Le député et peintre Louis David fait un superbe tableau de Marat, mort dans sa baignoire : La Révolution assassinée ! Il obtient que sa dépouille soit inhumée au Panthéon au lieu et place de Mirabeau, dont a découvert depuis peu les coupables compromissions (Marat sera à son tour expulsé du Panthéon deux ans plus tard, sous la réaction thermidorienne).
La Révolution chancelle. Une coalition européenne menace d'envahir la jeune République. Les généraux se révèlent incompétents et/ou corrompus, la Vendée et plusieurs grandes villes (Lyon, Toulon...) sont en état de rébellion, l'assignat n'en finit pas de perdre de sa valeur, les prix flambent et le chômage s'étend...

C'est dans ces conditions qu'est officiellement décrétée la Terreur le 5 septembre 1793. Le 17 septembre suivant, l'assemblée vote la loi des suspects qui permet l'arrestation de ceux qui «n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle». Autant dire que tout le monde est menacé. En onze mois (septembre 1793-juillet 1794), la Terreur va jeter un voile sanglant sur la Révolution française.

  • La loi du maximum général

À Paris, la rue gronde. Les sans-culottes, traditionnels soutiens des députés de gauche et du Comité de Salut public, s'indignent de la dégradation de la situation économique, du chômage, des pénuries et de l'inflation. Il proclament haut et fort «Guerre aux accapareurs».

Pour les satisfaire et conserver leur soutien, les députés de la Convention votent le 29 septembre la loi du «maximum général» qui bloque les salaires et les prix. Elle impose un prix maximum pour les produits de première nécessité, variable selon les régions et en général supérieur d'un tiers aux prix courants de 1790. Le maximum des salaires est quant à lui de moitié supérieur au niveau moyen de 1790.

C'est la première fois qu'un gouvernement intervient de la sorte sur le marché. Mais cette première forme d'économie administrée se solde par une impopularité sans précédent. Instantanément, les greniers et les magasins se vident de leurs marchandises. Chacun achète tout ce qu'il peut pendant qu'il est temps et les paysans dissimulent leurs récoltes plutôt que de les vendre à vil prix. Le gouvernement tente de réagir en appliquant des peines très dures aux contrevenants, y compris la prison et la guillotine.

  • Course à la guillotine

Comme la situation ne semble qu'empirer, le Comité de Salut public décide d'accentuer la répression dans une fuite en avant quelque peu schizophrène, sans voir que la répression aveugle alimente la contre-révolution.
L'un de ses membres, Louis Antoine Saint-Just (27 ans), accuse les fonctionnaires de corruption et à tout le moins de laxisme, notamment dans l'application de la loi sur le maximum général sur les salaires et les prix.

«Il est impossible que les lois révolutionnaires soient exécutées si le gouvernement lui-même n'est constitué révolutionnairement», lance-t-il à la tribune de l'Assemblée le 10 octobre. «Il n'y a point de prospérité à espérer tant que le dernier ennemi de la liberté respirera. Vous avez à punir non seulement les traitres, mais les indifférents mêmes : vous avez à punir quiconque est passif dans la République et ne fait rien pour elle...».
À son initiative est adopté ce jour-là un décret qui proclame : «Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix». La guillotine tourne bientôt à plein régime et comme cela ne suffit pas, Robespierre va encore amplifier la Terreur avec le décret du 22 prairialAn II (10 juin 1794).
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5 septembre 1798 : Naissance du service militaire

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:38

Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, à l'assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus, fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi Jourdan énonce : «Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie».

Avec la loi Jourdan, la guerre n'est plus réservée à des professionnels comme sous l'Ancien Régime, quand les souverains recrutaient les soldats parmi les vagabonds et les officiers parmi les jeunes nobles en mal d'aventures et de gloire.

«C'en est fini des armées de métier, formées de nobles et de mercenaires. Le peuple entier est appelé à mourir sur les champs de bataille. La Révolution égalitariste banalise un privilège jusqu'alors réservé à quelques-uns. Elle démocratise la gloire et le trépas» (René Sédillot, Le coût de la Révolution française).

  • De la milice médiévale à la conscription

Il existait au Moyen Âge et jusqu'à l'aube de la Révolution une forme de service militaire : la milice, composée de célibataires recrutés par tirage au sort. Les miliciens devaient pendant six ans se tenir à la disposition du souverain pour défendre leur territoire en cas d'invasion. Ce système était assez peu contraignant mais très impopulaire à cause des abus qu'en faisaient les agents du roi et de son caractère inégalitaire : seuls étaient astreints à servir les paysans et manouvriers pauvres.

La conscription apparue sous la Révolution est autrement plus contraignante. Elle puise ses origines dans le règlement militaire instauré en 1733 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume 1er. Ce règlement permet au «Roi-Sergent» d'étoffer les effectifs de son armée en recrutant des cantonistes dans chaque canton en fonction des besoins.

  • La «levée en masse»

Très impopulaire en France comme ailleurs, la milice est réprouvée dans son principe par les cahiers de doléances de 1789.

Mais le 11 juillet 1792, effrayée par la menace d'invasion étrangère, l'Assemblée législative proclame la «Patrie en danger» et lance un vibrant appel aux volontaires, avec un résultat très relatif. Aux côtés des vétérans de l'ancienne armée royale, les nouveaux engagés remportent la victoire de Valmy. Toutefois, ils ne suffisent pas à apporter la paix...

Comme le pays est désormais menacé par une première coalition européenne et que les bonnes volontés s'épuisent, la Convention nationale recourt le 24 février 1793 à la «levée en masse» de 300.000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veufs de 18 à 45 ans par les départements de la manière qui leur convient (tirage au sort, désignation...).

Ce retour à grande échelle de l'ancienne milice débouche sur des désertions en nombre et des soulèvements. Les paysans renâclent et, pire que tout, les Vendéens se soulèvent ! La Révolution n'en est pas moins sauvée une nouvelle fois l'année suivante, en juin 1794, par la victoire de Fleurus.

La propagande voit dans cette victoire le triomphe des «volontaires de l'An II». Mais n'exagérons rien : sur 1.200.000 hommes appelés en 1794, on compte pas moins de 800.000 déserteurs, rappelle l'historien Pierre Gaxotte. Beaucoup de ceux qui restent dans l'armée sont des vagabonds, recrutés contre récompense, les «héros de 500 livres» selon le surnom que leur donnent les insurgés vendéens.

  • La conscription entre dans les moeurs

Avec la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, la Révolution prend un tour conservateur. Les anciens conventionnels se montrent par-dessus tout soucieux de jouir de leurs richesses fraîchement acquises. Pour sortir la France de ses difficultés économiques, ils ne trouvent rien de mieux que de s'engager dans des guerres de conquêtes.

C'est alors que le Directoire, par la loi Jourdan, oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s'inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d'une deuxième coalition européenne. Cette «conscription» a pour objet de faciliter une levée en masse. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant.

Les conscrits se disposent à un service de cinq ans. Ils sont répartis en 5 classes et chaque année sont appelées une ou plusieurs classes en fonction des besoins militaires. La loi Jourdan suscite encore plus de réticences que la levée en masse de 93. Il y a beaucoup de réfractaires et le Directoire a le plus grand mal à recruter les effectifs souhaités.

Après la paix d'Amiens, en 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte se garde d'abroger la loi Jourdan et quand reprend la guerre, il prend l'habitude d'y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée. C'est seulement à la chute de l'Empire, avec le retour à la stabilité et à la paixn que la loi Jourdan est abolie par le roi Louis XVIII, au grand soulagement de l'opinion.

  • Le bel avenir de la conscription

Au cours du XIXe siècle, les besoins militaires imposent le recours à une conscription allégée, laissant une grande place aux exemptions et aux remplacements.

Le 21 mars 1905, tandis que le ciel européen se couvre à nouveau de nuages et que surgit la menace allemande, le gouvernement de Maurice Rouvier instaure le service militaire obligatoire pour tous les citoyens mâles et pour une durée de deux ans, sur le modèle allemand. Il n'est plus question de dispenses ou de tirage au sort. En pleine guerre religieuse, l'opinion républicaine se réjouit de voir les «curés sac au dos».

Quand éclate la Grande Guerre de 1914-1918, les généraux, qui disposent avec la conscription d'armées nombreuses et de soldats non professionnels, sont incités à multiplier les offensives meurtrières.

Cette tragédie entraîne certains officiers à repenser le service militaire. En 1934, le colonel Charles de Gaulle dénonce les effets nocifs de la conscription et préconise la création d'une armée mécanisée et formée de professionnels éprouvés (Vers l'armée de métier, Berger-Levrault).

Au XXe siècle, seules les deux principales démocraties du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, persistent à ignorer la conscription permanente : elles n'instaurent le service militaire obligatoire qu'à titre provisoire, pendant les grandes crises internationales. À l'encontre des idées convenues qui voient dans les armées de conscrits un rempart contre la tyrannie, toutes les dictatures, de Lénine à Pinochet, s'appuient sur de telles armées.

  • Commentaire : une disparition très douce

En France, la conscription a été, par-delà tous ses défauts, un outil essentiel d'intégration de l'ensemble des populations vivant sur le sol français. Grâce au service militaire et au combat au coude à coude dans les tranchées, des jeunes d'horizons très différents et ne parlant pas la même langue maternelle ont appris à se reconnaître les uns et les autres et à s'estimer.
Le 28 mai 1996, le président de la République française, Jacques Chirac, a annoncé la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. La décision a été spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. La loi du 28 octobre 1997 a officialisé cette décision en «suspendant» la conscription. Celle-ci pourra être rétablie en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.
Les derniers conscrits ont fêté la «quille» en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. Ce faisant, la France s'est alignée sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas...), en se satisfaisant d'une armée de métier.
Avec un peu de recul, la suppression du service militaire obligatoire apparaît comme la réforme la plus importante de toutes celles qui auront été engagées sous la présidence de Jacques Chirac (mise à part la suppression du franc, programmée de longue date par le traité de Maastricht). D'aucuns regrettent qu'elle n'ait pas été remplacée par un service civil obligatoire et universel à un moment où se pose la difficulté d'intégrer à la Nation les jeunes Français issus de l'immigration récente.
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5 septembre 1871 : Découverte de Grand Zimbabwe

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:39

Le 5 septembre 1871, l'explorateur allemand Karl Mauch découvre en Afrique australe une vaste enceinte en pierre et des murailles et tourelles en ruines. Il croit pouvoir identifier une cité évoquée dans la Bible comme étant celle de la reine de Saba (Ophir).

Les chercheurs finiront par admettre l'origine proprement africaine de ces ruines appelées Grand Zimbabwe. On sait aujourd'hui qu'elles relèvent de la civilisation bantoue des Shona.
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5 septembre 1905 : Traité russo-japonais de Portsmouth

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:40

Le 5 septembre 1905, Russes et Japonais signent le traité de Portsmouth (New Hampshire, États-Unis) sous l'égide du président américain Théodore Roosevelt. Ce traité consacre la défaite militaire de l'empire tsariste.

Humiliée par la victoire de l'armée japonaise, la prise de Port-Arthur et la destruction de sa flotte à Tsushima, la Russie cède la moitié de l'île de Sakhaline, ses établissements de Mandchourie, Port-Arthur et la presqu'île de Liao-tung. Elle reconnaît aussi le protectorat du Japon sur la Corée et une grande partie de la Mandchourie.

Le président Théodore Roosevelt intervient pour limiter les prétentions japonaises, ce qui lui vaut de recevoir le Prix Nobel de la Paix (1906).

  • Conséquences de la défaite russe

La défaite de la Russie face au Japon a d'abord des conséquences incalculables sur le régime tsariste. Elle permet aussi d'entrevoir l'hégémonie japonaise en Extrême-Orient. Par ailleurs, l'empire chinois supporte de plus en plus mal des rivalités qui se font sur son dos.

Sidérés par la victoire du Japon, les peuples d'Asie se disent que les Européens ne sont pas si invincibles qu'ils le paraissent. Certains Européens se rendent compte aussi que leur suprématie est fragile et touche à sa fin. Les Allemands et les Anglais sont troublés par les conséquences inattendues de leur jeu d'alliances.

La France de la IIIe République découvre l'énormité de l'erreur qu'elle a commise en s'alliant dès les années 1880 avec l'autocratie vermoulue de Saint-Pétersbourg. Les petits épargnants français commencent à s'inquiéter d'avoir préféré placer leurs économies dans les emprunts russes plutôt que dans la modernisation de leur propre industrie. Quant aux stratèges qui espéraient prendre leur revanche sur l'Allemagne en l'encerclant avec l'alliance franco-russe, ils se rendent compte que son efficacité n'est guère assurée.

En Russie même, les désastres militaires ont déjà suscité une Révolution (le «Dimanche rouge»). Ils obligent le tsar Nicolas II à des concessions démocratiques. Le 30 octobre 1905, il publie un Manifeste qui instaure un gouvernement à peu près démocratique. Mais ses bonnes intentions ne dureront pas et le jour n'est plus très loin où le régime sera précipité dans l'abîme...

La défaite deTsushima et le traité de Portsmouth attisent par ailleurs les sentiments bellicistes du tsar et de son entourage, qui préfèrent des succès militaires plutôt que de moderniser le pays.

Renonçant à conquérir de nouvelles terres en Extrême-Orient, les Russes tournent leurs regards vers la péninsule des Balkans, où la décomposition de l'empire turc permet d'espérer des conquêtes faciles. Ils ne vont pas tarder à entrer en conflit avec l'empire austro-hongrois. Cette rivalité débouchera sur la Première Guerre Mondiale et conduira tous les intervenants à l'abîme.

De la victoire du Japon sur la Russie date le début d'une ère sombre pour l'Europe et le monde, qui s'achèvera seulement en août 1945, à... Nagasaki (Japon), avec l'explosion de la seconde bombe atomique.
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5 septembre 1940 : Le Juif Süss à la Mostra de Venise

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:42

Plus connu des films de propagande nazis, Le Juif Süss (Jud Süss en allemand) ouvre la Mostra de Venise le 5 septembre 1940, quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent, il est vu par 20 millions de spectateurs en Allemagne et dans l'Europe occupée (dont un million en France).

Le film a été réalisé par Veit Harlan, sous l'égide du ministre de la Propagande du Reich Joseph Goebbels, avec d'importants moyens matériels. Il se présente habilement comme un film historique et d'aventure, propre à séduire tous les publics. Son antisémitisme (*) épouvantable se cache derrière une technique d'une indéniable qualité et un scénario élaboré avec le plus grand soin.
Le scénario est basé sur l'histoire d'un financier du XVIIIe siècle, Joseph Süss Oppenheimer, qui servit le duc de Wurtemberg et finit par être pendu à Stuttgart. Mais ce fond de vérité est outrageusement déformé. Ainsi le film attribue-t-il au financier juif le viol de la fille du conseiller alors que c'est ce dernier qui dans la réalité viola la fille de Süss.

L'objectif est de présenter Süss et ses coreligionnaires comme des êtres maléfiques, avides d'argent et de sexe, visant à s'introduire dans les villes allemandes pour s'en approprier les richesses et les femmes.


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5 septembre 1960 : Procès du « réseau Jeanson »

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:43

Le 5 septembre 1960 s'ouvre à Paris, devant le tribunal des forces armées, le procès du « réseau Jeanson ». Il s'agit de 6 Algériens et de 17 Français de métropole qui ont soutenu dans les deux dernières années le FLN (parti indépendantiste algérien).

La plupart ont collaboré à des actions de guerre ou de terrorisme. Ils ont été qualifiés de « porteurs de valises » par l'écrivain Jean-Paul Sartre, ami de leur principal représentant, Francis Jeanson.
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5 septembre 1972 : Les Jeux Olympiques de Munich endeuillés

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:54

Le 5 septembre 1972, en Allemagne, les Jeux Olympiques de Munich sont endeuillés par un attentat palestinien contre la délégation israélienne.
Les Allemands, en 1972, attendaient des Jeux Olympiques de Munich qu'ils effacent le triste souvenir des Jeux de Berlin (1936), présidés par Hitler.

Las, la fête allait être ternie par un attentat sans précédent, lequel allait faire passer au premier plan de la scène internationale les revendications des Palestiniens en exil.

  • Un commando prêt à tout

Une semaine après le début des Jeux Olympiques de Munich, le 5 septembre 1972, à quatre heures du matin, huit hommes armés s'infiltrent dans le village olympique. Ils gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne et pénètrent en force dans les appartements.

Sur les quinze sportifs présents, deux sont tués en tentant de résister aux intrus, un troisième arrive à s'enfuir en arrachant une fenêtre, un quatrième s'échappera un peu plus tard. Restent onze otages aux mains du commando.

Au réveil, le monde abasourdi découvre sur les écrans de télévision deux réalités avec lesquelles il va devoir apprendre à vivre, le terrorisme et la Palestine.


Le chef du commando communique à un agent de police un texte revendicatif. On apprend comme cela qu'il se réclame d'un groupe terroriste palestinien appelé «Septembre Noir». Ce nom fait référence au massacre par le roi Hussein de Jordanie des groupes armés palestiniens présents sur son territoire en septembre 1970.

  • Sortir de l'oubli

Le drame de Munich, qui mêle Israël, Palestine et Jordanie, nous renvoie aux racines du mal. Tout commence en novembre 1918, quand, après la défaite et le démembrement de l'empire turc, les Arabes du Proche-Orient recouvrent une indépendance qu'ils avaient perdue depuis... près de mille ans.

Ils espèrent se relever de cette longue humiliation avec le concours de leurs sauveurs, Anglo-Saxons et Français. Mais les vainqueurs de la Grande Guerre préfèrent se partager le Moyen-Orient. Aux Français la Syrie et le Liban, aux Anglais l'Irak et la Palestine... Qui plus est, par la déclaration Balfour, ils légitiment l'implantation d'un «foyer national juif» en Palestine.

En dépit de ces déconvenues, les élites arabes, tant chrétiennes que musulmanes, se montrent avides de rattraper le temps perdu en expérimentant soit la démocratie à l'occidentale, soit le socialisme façon soviétique. Mais la Seconde Guerre mondiale, l'indépendance d'Israël (1948) et les rivalités entre Arabes eux-mêmes ont raison de leurs espoirs.

Quand éclate la guerre des Six jours, en 1967, les Occidentaux, droite et gauche réunies, vibrent en faveur du petit Israël confronté à la coalition arrogante des pays arabes. Il n'y a guère que le général de Gaulle, président de la République française, pour faire entendre une musique différente. Il annonce un embargo contre Israël et qualifie ce pays en janvier 1969 de... «peuple juif, peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur». Dur à avaler de la part d'un leader occidental qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et après, n'a jamais eu un mot de compassion pour les victimes de la Shoah !

Les Palestiniens, que leurs «frères» arabes maintiennent dans des camps quand ils ne les massacrent pas comme le roi Hussein, se sentent seuls et désemparés. C'est comme ça qu'un chrétien de Palestine, Georges Habache, opposant de Yasser Arafat, préconise le terrorisme. Il a le douteux honneur de lancer les premiers attentats contre des cibles civiles. Lui-même se veut proche du raïs égyptien Gamal Abdel Nasser. Il se dit révolutionnaire et marxiste-léniniste, partisan de l'unité arabe (notons qu'aucun progressiste arabe ne s'occupe à cette époque de religion; l'islam est jugé rétrograde et inopérant).

Les guerres de clans et les attentats occasionnels comme ceux de Georges Habache tendent à discréditer la cause palestinienne. C'est dans ce contexte que survient l'attentat de Munich.

  • Sauver les Jeux

Le Comité international olympique, dans la tradition de Pierre de Coubertin, se veut apolitique. Dès l'annonce de l'attentat, son président presse les autorités allemandes d'entraîner les ravisseurs et leurs otages hors de l'enceinte olympique. Il n'a qu'une obsession : faire en sorte que les Jeux reprennent au plus vite. Le reste l'indiffère.

Le chancelier allemand Willy Brandt est consterné et embarrassé. Du fait du fédéralisme, l'action de la police revient au Land de Bavière qui n'a manifestement aucune compétence pour gérer une prise d'otages. Les autorités allemandes n'en gardent pas moins leur fierté et refusent la proposition de Tel Aviv d'envoyer sur place des tireurs d'élite israéliens.

A la hâte, on négocie avec les terroristes leur départ pour l'Égypte. Dès la nuit suivante est organisé le transfert en hélicoptère des terroristes et des Israéliens à l'aéroport. Quand les deux hélicoptères arrivent sur le tarmac, la police, qui a posté des tireurs volontaires en différents endroits, ne sait pas encore à combien de terroristes elle a affaire ! On est en pleine improvisation.

Le drame éclate au cours de l'assaut mené par la police munichoise avec une incroyable maladresse. Trois terroristes sur les huit sont immédiatement abattus. Les autres, se voyant assaillis, ont le temps de jeter une grenade dans un hélicoptère et de tirer dans le second où sont attachés leurs prisonniers. Tous sont tués. Un policier allemand meurt aussi au cours des échanges de tirs. Trois terroristes survivants restent aux mains des policiers.


Comme on n'en est pas à une bourde près, le gouvernement allemand annonce à minuit 30, sur la foi de mauvaises informations, que tous les otages ont été libérés, avant de démentir une demi-heure plus tard.

Deux jours après, le gouvernement israélien dirigé par Golda Meïr ordonne une attaque aérienne de représailles contre des bases palestiniennes en Syrie et au Liban. 70 morts. Entre temps, les Jeux ont bien sûr repris.

  • Se sortir du guêpier

Le drame ne s'arrête pas là. Comme s'il ne lui suffisait pas d'avoir échoué à protéger les athlètes, le gouvernement allemand craint d'avoir à juger et condamner les trois terroristes survivants, avec le risque de représailles que cela peut entraîner de la part de leurs complices.

La solution est vite trouvée. Le 29 octobre 1972, un Boeing 727 de la Lufthansa est détourné par trois membres de Septembre Noir après son décollage de Beyrouth. Les terroristes exigent une rançon et... la libération de leurs trois collègues de Munich ! Sitôt dit, sitôt fait. L'avion est autorisé à atterrir à Munich et à en repartir avec les trois terroristes en direction de la Libye. On note que les passagers de l'avion n'étaient qu'une poignée, exclusivement des hommes jeunes... Pour les observateurs, il ne fait guère de doute que le détournement a été concerté par les Allemands et les Palestiniens pour permettre aux premiers de se débarrasser de leurs encombrants prisonniers.

Ainsi que Steven Spielberg le rappelle dans le film Munich qui ne restera pas comme le plus grand de sa carrière cinématographique, Israël n'aura de cesse que les trois terroristes survivants ne soient éliminés. Ses agents secrets arriveront à en tuer deux. Le troisième survit quelque part en Afrique.

La prise d'otages de Munich marque le commencement de l'agitation palestinienne et du terrorisme moyen-oriental, lequel culminera avec la destruction des tours jumelles de New York et du Pentagone le 11 septembre 2001.
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Re: C'est arrivé un 5 septembre

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