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C'est arrivé un 4 septembre

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C'est arrivé un 4 septembre

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 18:56

4 septembre 476 : Fin de l'Occident romain

Le 4 septembre 476, un chef barbare, Odoacre, dépose l'empereur romain d'Occident, un enfant dénommé Romulus Augustule. Celui-ci quitte son palais de Rome pour un couvent napolitain, avec une confortable pension.

  • Le dernier empereur

Odoacre, roi des Hérules, une tribu germanique, est un ancien dignitaire de la cour d'Attila. Entré au service des Romains, il porte au pouvoir le patrice Oreste et met sur le trône le fils de ce dernier, ledit Romulus Augustule.

Mais comme les revendications de la garde germanique dont il a le commandement n'ont pas été satisfaites, Odoacre entre presque aussitôt en conflit avec son débiteur. Il se fait proclamer roi par ses troupes le 23 août 476 puis bat et tue Oreste à Pavie avant de déposer son fils, le malheureux Romulus Augustule.

Respectueux des formes, Odoacre renvoie les insignes de la fonction impériale à Zénon, l'empereur d'Orient qui règne à Constantinople, signifiant de la sorte que les deux moitiés de l'empire romain sont désormais réunies. Elles avaient été séparées à la mort de Théodose le Grand, près d'un siècle plus tôt (395), après que cet empereur eut partagé l'empire entre ses deux fils.

Dans les faits, la déposition de Romulus Augustule enregistre la mort de l'empire romain d'Occident (dérision : l'enfant-empereur évoque par ses prénoms le fondateur éponyme de la Ville éternelle et l'illustre fondateur de l'empire).

Odoacre, qui a reçu de Zénon le titre de patrice des Romains, s'établit à Ravenne et réorganise la péninsule italienne. Il va jusqu'à conquérir la Sicile et la Dalmatie. Ce faisant, il devient une menace pour l'empire d'Orient lui-même. L'empereur de Constantinople appelle à la rescousse un autre barbare, Théodoric, de la lignée royale des Ostrogoths. Il va déchaîner une nouvelle guerre civile en Italie.

  • Rome, pendant ce temps...

Tandis que les chefs barbares, nouveaux maîtres de l'Italie, s'établissent à Ravenne ou à Milan, Rome décline. L'orgueilleuse cité, qui compta jusqu'à un million d'habitants au temps de sa splendeur, n'en a plus que quelques dizaines de milliers, qui survivent au milieu de palais en ruines.
On pourrait croire que la Ville éternelle se condamne à mourir. Mais les papes, successeurs de l'apôtre Saint Pierre, ne l'ont pas abandonnée. Ils y résident avec tout le haut clergé de l'Église chrétienne. Seule autorité à Rome, la papauté reprend progressivement à son compte l'héritage impérial et la vocation de Rome à gouverner le monde.
Les papes relèvent ainsi le titre de pontifex maximus qui désignait la fonction religieuse des anciens empereurs ainsi que l'organisation administrative de l'empire (diocèse, province). Ils asseoient leurs ambitions sur la richesse croissante de l'Église, celle-ci bénéficiant de donations très importantes des fidèles. Il va en résulter de gros conflits de préséance dans les siècles à venir entre la papauté et les souverains séculiers (rois barbares et empereur germanique).
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4 septembre 626 : Li Shimin devient l'empereur Taizong le Grand

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 18:56

Le 4 septembre 626, à Chang'an, capitale de la Chine classique, le jeune Li Shimin monte sur le trône impérial au lieu et place de son père qu'il avait lui-même intronisé peu de temps auparavant.

Prenant le nom de règne de Taizong le Grand, il restaure l'empire dans toute sa grandeur et fonde la dynastie des Tang, qui règnera sur la Chine pendant trois siècles.
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4 septembre 1090 : Les Assassins s'emparent d'Alamout

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 18:59

Le 4 septembre 1090, un aventurier persan de la secte musulmane des Ismaéliens s'empare de la forteresse d'Alamout. De ce nid d'aigle qui domine la mer Caspienne, la petite communauté va piller les caravanes et terroriser les princes turcs, arabes et croisés du Moyen-Orient pendant deux siècles.

  • Des crimes au goût de hachisch

Le seigneur d'Alamout, que les croisés de Palestine surnomment le «Vieux de la montagne», dispose d'hommes prêts à se sacrifier sur un ordre de lui. Ces hommes, à ce que l'on dit, sont drogués avec une boisson à base de hachisch puis conduits dans un jardin paradisiaque au milieu de belles jeunes filles.
En retrouvant leurs sens, ils se laissent convaincre qu'ils ont été au paradis et y retourneront pour toujours dès qu'ils auront accompli leur devoir. Aussi ne craignent-ils pas de mourir.

C'est ainsi que le «Vieux de la montagne» fait poignarder ses ennemis, des vizirs ou des chefs croisés.

Les membres de la communauté d'Alamout étaient appelés Assassins par les chroniqueurs de l'époque, peut-être par référence à la consommation de hachisch.

Aujourd'hui, notons-le, il n'est même plus besoin de hachisch pour convaincre des jeunes gens fragiles de commettre des attentats-suicides...
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4 septembre 1725 : Le mariage polonais de Louis XV

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:03

Le 4 septembre 1725, le jeune Louis XV, bel adolescent de 15 ans, épouse la modeste et pieuse Marie Leszczynska (22 ans), fille d'un ex-roi de Pologne en exil et ruiné.

Ce mariage de l'arrière-petit-fils de Louis XIV, souverain du plus puissant royaume d'Europe, voire du monde, avec une princesse inconnue, est le résultat d'étonnantes intrigues nobiliaires à la cour de Versailles.

Un mariage inattendu
Le duc Philippe d'Orléans a gouverné le pays avec le titre de Régent après la mort de Louis XIV, dix ans plus tôt.

Quelques mois avant de mourir, le 2 décembre 1723, il fait sacrer le roi à Reims. Louis XV est déclaré majeur le 15 février 1723.

Comme l'adolescent ne manifeste pas la volonté de prendre en main les affaires du royaume, le duc de Bourbon offre de s'en charger à la place du précédent régent.

Il est prévu que Louis XV, qui n'a pas encore treize ans, épousera plus tard une infante d'Espagne. Mais celle-ci n'a pour l'heure que trois ans et la santé chétive du roi fait craindre que le mariage n'ait jamais lieu.

L'intrigant duc de Bourbon songe que si le roi venait à disparaître avant d'avoir pu donner un héritier à la couronne, c'est le fils de l'ancien Régent qui deviendrait roi selon les règles normales de succession.
Cette éventualité est insupportable au duc de Bourbon, qui descend du Grand Condé et ne peut imaginer de s'incliner devant la famille rivale des Orléans !
Usant de son influence au gouvernement, le duc fait capoter le projet de mariage du roi avec la petite infante d'Espagne et il met ses conseillers en quête d'une princesse bonne à marier. Il faut que la future ait du sang royal, soit catholique... et en âge d'enfanter. Les personnes qui réunissent ces qualités ne sont pas légion...

C'est ainsi que Stanislas Leszczynski et son épouse Catherine Opalinska ont la surprise un jour, dans leur retraite de Wissembourg, de recevoir du duc de Bourbon une demande en mariage du roi pour sa fille Marie. On imagine la surprise de l'un et de l'autre ! Bien entendu, les beaux-parents du roi de France quittent Wissembourg pour une résidence mieux en rapport avec leur nouvelle situation, à Meudon.
Au demeurant, le mariage va se révéler heureux, du moins pendant les premières années. Le jeune roi de France se montre sincèrement amoureux de sa femme et celle-ci, bonne épouse, lui donne pas moins de dix enfants en dix ans avant qu'il ne cherche d'autres plaisirs dans les bras des marquises.

Quelques mois après son mariage, Louis XV a la sagesse de renvoyer le duc de Bourbon. Il le remplace à la tête du gouvernement par son précepteur, l'évêque de Fréjus, André de Fleury (73 ans).Celui-ci devient cardinal la même année (dans le désir de s'inscrire dans la continuité de Richelieu et Mazarin, deux cardinaux qui avaient remarquablement dirigé la France au siècle précédent).

  • Après le mariage, la guerre

Reste que le beau-père du roi de France ne se satisfait guère de sa situation d'éternel exilé. En 1733, meurt son rival le roi de Pologne Auguste II. Stanislas saisit l'occasion pour tenter de reprendre à nouveau la couronne avec, cette fois, le soutien de son puissant gendre. C'est la guerre de Succession de Pologne

Mais les Russes, qui surveillent la Pologne de près, prennent quant à eux le parti du fils de l'ancien roi. Leur armée assiège Dantzig où se tient Stanislas. Celui-ci n'entend pas risquer sa vie pour si peu. Il s'enfuit et regagne la France.

Là-dessus se pose la question de la succession de l'empereur d'Allemagne, Charles VI de Habsbourg. Celui-ci n'a qu'une fille, Marie-Thérèse, à laquelle il tient à céder ses possessions héréditaires. Il publie à cette fin un texte appelé Pragmatique Sanction.

Les diplomaties des grands pays s'activent et négocient leur accord à la Pragmatique Sanction. C'est ainsi que le duc de Lorraine et du Barrois, François III, qui est destiné à épouser Marie-Thérèse, cède ses duchés à Stanislas. Il est convenu aussi qu'à la mort de leur nouveau titulaire, les duchés reviendront à jamais au roi de France.

C'est ainsi qu'à soixante ans passés, le bon Stanislas reçoit les titres qui vont lui valoir une immortelle renommée. Ses titres sont surtout symboliques et la réalité du pouvoir, sous son règne, appartient au chancelier nommé par le roi de France, Chaumont de la Galaizière. Comme prévu, la Lorraine et le Barrois reviennent à la France à la mort du duc Stanislas, plus de 40 ans après le mariage de sa fille !
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4 septembre 1797 : Coup d'État de Fructidor

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:06

Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire qui gouverne la France organise un coup d'État contre les royalistes, qui étaient redevenus majoritaires dans les deux Assemblées et menaçaient d'en revenir à l'Ancien Régime.

  • L'ordre avant tout

Avec la chute de Robespierre et l'instauration du Directoire, les Français avaient pris acte de la fin de la Terreur et manifesté leur souhait de retrouver la paix civile, militaire et religieuse.

Les royalistes, majoritaires dans les profondeurs du pays, avaient cru en profiter pour restaurer la monarchie. Mais leur insurrection avait été une première fois matée sans ménagement à Paris, le 13 Vendémiaire an IV (5 octobre 1795), par un général jacobin en demi-disgrâce, Napoléon Bonaparte. Puis, ce fut le tour des Jacobins et des disciples de Babeuf de tenter un soulèvement. Ils furent à leur tour éliminés.

Aux élections de l'An V, en 1797, qui renouvellent le tiers des deux assemblées des Cinq Cents et des Anciens, les électeurs confirment leur préférence pour le retour à l'ordre et ne craignent pas de désigner des députés modérés, favorables au retour de la monarchie ! Celle-ci est représentée par Louis XVIII, comte de Provence et frère du malheureux Louis XVI, guillotiné quatre ans plus tôt, en exil.

Mais les anciens montagnards de la Convention n'en veulent pas. A l'image du Directeur Paul Barras, beaucoup se sont compromis dans la Terreur et en ont profité pour s'enrichir. Comme eux, beaucoup de Français ont tiré profit de la Révolution en achetant des biens nationaux. Ils craignent de les perdre.

  • Emploi de la force

Les Directeurs Barras, Larevellière et Reubell, partisans de la manière forte, renvoient les ministres favorables à la droite dès juillet 1797. Talleyrand et le général Hoche entrent au gouvernement.

Par précaution, ils demandent son appui à Bonaparte, qui combat avec succès les Autrichiens en Italie. Celui-ci doit sa carrière à Barras. Il répond une nouvelle fois présent et envoie au Directoire l'un de ses généraux, Pierre Augereau.

Larevellière, président du Directoire, prononce le 10 fructidor (27 août) un discours menaçant : «Le Directoire ne pactisera pas avec les ennemis de la République».

Le 17 fructidor, les députés royalistes répliquent en demandant la mise en accusation des Directeurs. Dès la nuit du 17 au 18, Barras, Larevellière et Reubell réagissent en destituant leurs collègues, Barthélemy et Carnot, plus accommodants. Des affiches placardées dans la capitale dénoncent une collusion entre les royalistes et les Anglais. Augereau cerne enfin les Conseils avec 12.000 hommes et 40 canons !


Les élections sont annulées dans 49 départements. 53 députés sont déportés. De nouvelles mesures de répression sont prises contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé et contre les émigrés.

La République et le Directoire sont provisoirement sauvés mais ils ne doivent leur salut qu'à l'intervention de l'armée. Leur légitimité démocratique n'existe plus.
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4 septembre 1838 : La guerre de la pâtisserie

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:09

Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d'une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique.

Cette «guerre de la pâtisserie» se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustreront le prince de Joinville, François d'Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna.

  • La France, alliée fidèle de l’Espagne

Au XVIIIe siècle, l'Espagne cherche à garder le monopole du commerce avec sa colonie mexicaine. Toutefois, la France comme l'Angleterre se livrent à d'importantes activités de contrebande. En 1797, un traité ouvre le commerce avec les colonies d'Amérique latine aux pays neutres, c'est-à-dire qui ne sont pas alliés à l'Angleterre, ennemie de l'Espagne.

En 1821, le Mexique accède à l'indépendance, après 11 années de lutte. Dès 1822, les États-Unis reconnaissent le nouvel État, suivis en 1826 par l'Angleterre. La France, liée par le sang aux Bourbons d'Espagne, soutient au contraire la volonté de l'Espagne de récupérer ses anciennes colonies.

À la fin des années 1830, le problème de la reconnaissance du Mexique, dont dépend l'autorisation de commercer avec lui, n'est toujours pas réglé. Pendant ce temps, Allemands et Anglais investissent dans les mines mexicaines d'or et d'argent.

  • La pâtisserie de la discorde

Au cours de ses 20 premières années d'existence, le Mexique connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains. Le 4 septembre 1838, une pâtisserie tenue par un Français à Mexico est saccagée par la foule, dans le cadre d'affrontements suivant une élection contestée. Le pâtissier écrit au roi des Français Louis-Philippe 1er pour lui narrer ses malheurs et demander réparation.

Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s'expriment souvent en marge du système politique, d'autres Français voient disparaître leurs biens et font part de leurs doléances à leur souverain. La France réagit en demandant 600.000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l'État mexicain refuse de lui verser toute compensation. Il est déjà très endetté auprès de la France, qui craint qu'il ne règle jamais ses dettes.

La France utilise donc l'argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement et, par la même occasion, obliger le pauvre Mexique à s'ouvrir au commerce avec elle. C'est une illustration inattendue de la «politique de la canonnière» pratiquée par ailleurs contre les Chinois et autres Orientaux.

Le prince de Joinville, François d'Orléans, fils de Louis-Philippe, commande l'escadre française. Au cours de l'automne 1838, les Français mettent sur pied un blocus de l'important port de Veracruz et bombardent la ville. Le Mexique leur déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.

Antonio López de Santa Anna, une des grandes figures de l'indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s'illustre toutefois dans la défense de la ville, dans laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu'il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.

Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600.000 pesos exigés. La marine française regagne ses côtes en mars 1839.

  • Un commerce très lucratif pour la France

Cette brève guerre contre la France coûte très cher au Mexique, qui doit reconstruire Veracruz, le plus importants de ses ports, et ne touche plus pendant plusieurs mois les revenus de douanes qu'il générait.

L'ouverture du Mexique à ses importations s'avère à l'inverse une bonne affaire pour la France, à une époque où l'Amérique latine devient un partenaire commercial très important pour l'Europe. La France exporte surtout du tissu vers le Mexique, ainsi que divers produits de luxe, tandis que le Mexique exporte des métaux précieux, or et argent, et des matières premières agricoles - tabac, café, cacao et cochenille -. La balance commerciale est très favorable à la France.

Les griefs du Mexicain Bustamente concernant l'attitude de l'Angleterre à l'égard du Mexique au cours des années suivant l'indépendance pourraient aussi bien viser la France : «Elle veut que nous soyons de simples colons, consommateurs de ses produits, et encore plus esclaves que nous le fûmes des Espagnols».

Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l'initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.
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4 septembre 1843 : Drame familial à Villequier

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:16

Charles Vacquerie, fils aîné d'un riche armateur du Havre, découvre la famille de Victor Hugo par l'intermédiaire de son frère Auguste, un admirateur du poète.

Il fait la connaissance de Léopoldine, sa fille. Les deux jeunes gens s'éprennent passionnément l'un de l'autre. Ils se marient au printemps 1843 malgré l'opposition de Victor Hugo. Léopoldine a alors 19 ans et Charles 27.

Le matin du 4 septembre 1843, le couple est à Villequier, sur une boucle de la Seine, dans la maison de vacances de la famille Vacquerie.

Charles doit rendre visite à son notaire, à Caudebec-en-Caux, à trois ou quatre kilomètres en amont, sur la même rive.
Comme le temps est au beau fixe, il emprunte le canot tout neuf que vient de recevoir la famille. Son oncle et le jeune fils de celui-ci l'accompagnent...

Richard Fremder raconte le drame de Villequier et l'amère façon dont le poète Victor Hugo en a pris connaissance:
  • Le drame

Léopoldine, encore à sa toilette, regrette de ne pouvoir les suivre. Là-dessus, à peine partis, les voyageurs reviennent à quai pour charger sur le canot à voile des pierres de lest. La jeune femme, qui s'est entre temps apprêtée, décide de les accompagner.

Le notaire de Caudebec fait remarquer à ses hôtes que le vent s'est levé sur la Seine.Il leur propose de les raccompagner dans sa voiture mais le petit groupe préfère les joies de la navigation.

Las, dans la boucle de la Seine, un coup de vent inattendu fait chavirer le canot. L'oncle et le neveu de Charles se noient. De la rive, des paysans distinguent un jeune homme qui, à plusieurs reprises, se hisse sur l'embarcation et replonge aussitôt. Ils diront plus tard avoir cru à un jeu.

Il s'agit en fait de Charles Vacquerie qui, une demi-douzaine de fois, tente de délivrer sa jeune épouse, piégée sous le canot par ses vêtements. N'y arrivant pas et la voyant mourir, cet excellent nageur se laisse à son tour couler.

Quelques heures plus tard, une charrette funèbre ramène à la maison quatre corps inanimés. La mère de Léopoldine, Adèle Hugo, est rapidement alertée. Il n'en va pas de même de son père, en voyage en Espagne avec sa maîtresse Juliette Drouet. Le poète découvre le sort tragique de sa fille préférée à son arrivée à Rochefort, une semaine plus tard, en lisant dans Le Siècle le récit du drame par le journaliste Alphonse Karr.

Ce drame va bouleverser la vie de Victor Hugo, chef de file de l'école romantique, pair de France, gloire du royaume. Mesurant la fragilité de la vie et du bonheur, l'écrivain mûrit très vite. Pendant plusieurs années, il s'abstient de toute publication. Il s'initie aussi au spiritisme et aux tables tournantes. Enfin, ce pilier de l'ordre monarchique et bourgeois se mue en héraut des humbles et de la République.

Auguste Vacquerie, le jeune frère de Charles, demeure l'ami de la famille et le confident de Madame Hugo. À Jersey et Guernesey, où le clan Hugo s'exile sous le Second Empire, il multiplie les reportages photographiques

  • La maison Vacquerie

La maison Vacquerie, à Villequier (Seine-Maritime), abrite aujourd'hui un musée départemental dédié à Victor Hugo et à sa famille.
Son jardin et son décor intérieur nous offrent une plongée dans le XIXe siècle et l'époque romantique. Le musée évoque de façon émouvante le cadre de vie de la famille et le drame de septembre 1843.


  • Le souvenir

Du drame de Villequier, nous conservons un immortel poème :

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

3 septembre 1847 (Les Contemplations).

Ce poème évoque le pèlerinage périodique du poète, qui séjourne de temps à autre dans un hôtel de Caudebec-en-Caux, avec Juliette Drouet, et se rend au cimetière de Villequier par un sentier de 3 kilomètres qui existe encore, via la chapelle de Barre-y-va.

Un autre poème évoque avec une égale tendresse le sacrifice de Charles Vacquerie :

Il ne sera pas dit que ce jeune homme, ô deuil !
Se sera de ses mains ouvert l'affreux cercueil
Où séjourne l'ombre abhorrée,
Hélas ! et qu'il aura lui-même dans la mort
De ses jours généreux, encor pleins jusqu'au bord,
Renversé la coupe dorée,

.../...
N'ayant pu la sauver, il a voulu mourir.
Sois béni, toi qui, jeune, à l'âge où vient s'offrir
L'espérance joyeuse encore,
Pouvant rester, survivre, épuiser tes printemps,
Ayant devant les yeux l'azur de tes vingt ans
Et le sourire de l'aurore,
.../...

  • Heurs et malheurs familiaux

Victor Hugo et Adèle Foucher, une amie d'enfance, se sont mariés dans leur vingtième année. Ils ont eu cinq enfants mais un seul leur a donné une descendance et un seul a survécu au poète.
Né en 1823, Léopold décède deux mois plus tard. Léopoldine naît l'année suivante. Elle meurt dans sa vingtième année, dans les circonstances tragiques que l'on sait. Charles, né en 1826, meurt en 1871, à 45 ans, sans enfant.

François-Victor, né en 1828, meurt également à 45 ans, en 1873. Marié, il laisse deux enfants, Georges et Jeanne. Ils seront le réconfort de leur grand-père.
Jeanne se marie avec Léon Daudet, puis Jean Charcot, enfin Michel Négreponte. Mais elle n'a aucun enfant. Georges a quant à lui plusieurs enfants et leur descendance continue de porter le nom illustre de leur aïeul.
Dernière-née de la famille, Adèle (1830-1915) souffre de dérangement mental. Son destin tourmenté a inspiré à François Truffaut un chef-d'œuvre cinématographique, L'Histoire d'Adèle H. (1975), avec Isabelle Adjani dans le rôle-titre.
Le jeune Victor Hugo se découvre une passion pour l'actrice Juliette Drouet et le couple va demeurer uni jusqu'à la mort, sans avoir d'enfant.
Adèle Hugo, en dépit d'une aventure avec Sainte-Beuve, un ami de la famille, est toujours demeurée la tendre amie de son mari. Et c'est dans ses bras qu'elle meurt en 1868 d'une apoplexie. Elle repose auprès de sa fille et de son gendre, dans le cimetière de Villequier. Sa deuxième fille, Adèle, repose dans le même cimetière.
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4 septembre 1870 : Proclamation de la République

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:18

Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c'est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre »...



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4 septembre 1970 : Allende président du Chili

Message par Généadmin le Dim 4 Sep - 19:18

Le 4 septembre 1970, le socialiste Salvador Allende est élu président de la République du Chili. Le candidat socialiste n'obtient cependant que 37% des voix avec une coalition fragile qui va du centre à l'extrême-gauche maoïste. Le reste des voix se partage entre ses deux adversaires de droite. L'opposition au président ne cessera de se renforcer jusqu'à sa mort tragique.
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Re: C'est arrivé un 4 septembre

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