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VERZENAY (Marne) De l'évêque Pierre Cauchon à Jojo Quénardel

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VERZENAY (Marne) De l'évêque Pierre Cauchon à Jojo Quénardel

Message par Généadmin le Lun 8 Aoû - 18:46

Il y a des personnages qu'on voudrait oublier dans sa commune, et ceux qu'on aime. A Verzenay, Pierre Cauchon, le curé Cadart, Claude Buirette ou Jojo Quénardel en font partie.

La commune n'en est pas très fière, mais l'une des premières personnes connues, originaire de Verzenay, serait l'évêque Pierre Cauchon, l'ordonnateur du procès en hérésie de Jeanne d'Arc.
Dans Verzenay et son histoire, Frédéric Ritter présente un arbre généalogique des Cauchon dans lequel on peut voir que Pierre Cauchon était le fils de Remy III Cauchon et de Rose Guilbourg, qui possédaient les seigneuries de Sillery et Gueux et une maison forte à Verzenay.


A droite, Pierre Cauchon, tristement célèbre pour avoir mené le procès au cours duquel
on condamna Jeanne d'Arc à être brûlée vive (à gauche)

Le curé Cadart, réfractaire

Par contre, s'il était bien fils de vigneron et était né en 1371, il n'y a aucune certitude sur le fait que l'homme soit effectivement né dans le village. Il changea même ses armoiries quand il devint évêque de Beauvais. Né on ne sait où, l'évêque Cauchon, qui fut odieux avec Jeanne d'Arc, eut, dit-on, une mort singulière. Il serait mort subitement à l'âge de 71 ans, le 18 décembre 1442, pendant qu'on lui faisait la barbe ! Son corps repose dans la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux. A oublier.
L'histoire de Verzenay consacre aussi une place importante au curé Cadart, qui refusa de lire le texte du serment élaboré par l'Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790. Par ce texte, le clergé devait s'engager à accepter et à maintenir la constitution civile du clergé. Il était ainsi libellé : « Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m'est confiée, d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi. »
Avant même que le pape ne condamne ce texte, le curé Cadart le refusa catégoriquement le 3 janvier 1791. Il fut déchu de 24 mai 1791, devenant ainsi un des premiers prêtres réfractaires. Il fit même de la résistance en inondant le diocèse d'opuscules contre-révolutionnaires, avant d'émigrer en Allemagne en 1791.

Courageux soldat de l'Empire

De retour en France en 1799, il voyagea en se cachant et célébra de nombreuses messes dans le canton. Après le Concordat, il devint curé du Mesnil-sur-Oger puis de Vertus, et finit chanoine de Châlons-sur-Marne.
Compte tenu de la folie guerrière de Bonaparte, il n'y a pas de commune qui n'ait envoyé des dizaines d'hommes sur les champs de bataille. Le citoyen François Chandelot, né le 8 juin 1779 à Verzenay, fut l'un de ceux qui, le 10 fructidor de l'an IX de la République, reçut un certificat de courage et d'intrépidité pour son courage durant son affectation en Batavie dans la 66e brigade (2e bataillon, 2e compagnie).
Alors qu'il combattait à Nekrau, près de Mannheim, sommé de se rendre par trois grenadiers hongrois, il en tua d'abord deux. Atteint au front par le sabre du troisième il réussit à le transpercer avec sa baïonnette avant de s'évanouir.

Le leg Claude Buirette

Si Verzenay peut remercier Alfred Duchatel, qui en 1921 fit plusieurs dons à la commune en lui demandant de construire un hôpital hospice régional inauguré en 1930, et devenu aujourd'hui une belle maison de retraite (100 pensionnaires, 65 emplois), nous aurons une pensée pour un autre donateur, moins connu mais très original : Claude Buirette.
Propriétaire à Verzenay, il légua une somme de 10 000 F à la commune à charge d'en verser chaque année la rente le 14 juillet à « l'ouvrier français le plus laborieux et le plus chargé de famille de la commune » ; une autre somme de 10 000 F dont la rente était offerte le 14 juillet à « la jeune mariée la plus capable pour sa bonne conduite et son travail ».
Claude Buirette offrit aussi 10 000 F pour la pose d'une rampe dans le passage de la Place des Carrières (devenu le passage Claude-Buirette) et pour la construction d'un kiosque à musique. À la condition qu'à chaque fête son portrait orne le kiosque. Ce qui fut fait jusque dans les années 80.

Source: L'Union/L'Ardennais
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