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Genealogie.com publie une grande étude sur la recherche généalogique comme enjeu de société

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Genealogie.com publie une grande étude sur la recherche généalogique comme enjeu de société

Message par Généadmin le Mer 21 Sep - 17:12

Pour la première fois, Genealogie.com publie une grande étude sur
« la recherche généalogique comme enjeu de société :
de la quête des origines au besoin de transmettre. .


Une étude qualitative et quantitative réalisée sous la direction scientifique de Dominique Desjeux, Professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes *.


« La généalogie est une pratique actuelle qui s’inscrit dans la société d’aujourd’hui et qui traduit chez ceux qui la pratiquent une recherche ou un besoin de quête de soi et de quête de sens. Cette étude explique comment les adeptes de la généalogie passent de la quête de soi à cette quête de sens en fonction de différentes variables. » déclare Toussaint Roze, Président de Genealogie.com.

La pratique généalogique : une quête de sens qui part de la recherche des origines pour aboutir à leur transmission.

La quête généalogique renvoie à quatre grandes quêtes qui évoluent en fonction du cycle de vie du
généalogiste :

  • la transmission familiale à ses enfants ou petits-enfants : 33,6 %,
  • la création de liens nouveaux sociaux, la découverte de branches éloignées, de personnes
    perdues de vue : 30,6 %,
  • la recherche de ses origines : 23,6 %,
  • la connaissance de l’histoire de son pays ou de sa région : 5,9 %.


La cohésion familiale est le grand indicateur de la pratique généalogique orientée vers la
transmission : plus elle est cohésive et plus elle cherche à transmettre. La quête varie en fonction du
type de famille : la famille anomique, dans laquelle un individu a le moins possible de relations avec
sa famille, ou a été adopté, est plutôt centrée sur les origines. Les autres types de familles, qui vont
du simple couple à la famille élargie aux alliances, sont plutôt sur la transmission.

La quête, du plaisir et des épreuves :
La quête, en généalogie, est une pratique associée au plaisir de la découverte, de l’enquête et qui
peut être proche de l’addiction du point de vue de certains interviewés.

Elle peut amener le généalogiste à rencontrer des épreuves imprévues, comme découvrir des
secrets de famille inattendus
:
        - des ancêtres insoupçonnés,
        - des épisodes familiaux cachés ou oubliés.

C’est donc une pratique ambivalente, comme toute pratique sociale, à la fois avec du positif, du
risque ou des déconvenues.

Les évènements déclencheurs de la quête : à la question : « Quel événement vous a amené à réaliser
votre première recherche ? », les personnes interrogées ont répondu : une réunion de famille, un
baptême, un mariage, un anniversaire, un décès : 35,80

L’initiation est en général assez solitaire : 62 % des chercheurs n’avaient personne pour les initier
dans leur entourage, et 31 % ont pu être initiés par des membres de leur famille.
Les premières sources d’information sont pour 86,9 % des documents d’état civil, pour 51 % les sites
Internet, pour 49,3 % des discussions avec des membres de la famille, et pour 27,4 % des photos.

Les modes de recherche actuels en généalogie :
69% pratiquent la consultation des actes en ligne mais le papier n’est pas abandonné pour autant.
On constate en effet que 43 % réalisent leur arbre généalogique sur un site Internet, et qu’en
parallèle, 42,80 % créent leur arbre généalogique sur papier. En effectuant des tris croisés, on
observe que ces résultats révèlent une faible variabilité des pratiques en fonction de l’âge, du sexe
ou du niveau de revenu.

Les épreuves de la quête :
Concernant les ancêtres à l’étranger, 55,20 % des interviewés ont des ancêtres sur lesquels ils
doivent faire des recherches en dehors de la France. Ces ancêtres proviennent d’Europe pour 67 %.

Une pratique vivante qui évolue en fonction de deux grandes constantes interdépendantes.

La dynamique de l’expérience :
La pratique de la généalogie est fortement influencée par l’expérience des personnes interrogées.

Ce n’est pas une pratique statique, elle renvoie à une dynamique en partie liée à celle des cycles de
vie :
  • Plus on est âgé et plus le besoin de transmettre est fort : 42 % des plus de 65 ans souhaitent
    avant tout transmettre leur histoire familiale à leurs enfants ou petits-enfants, contre 28,8 %
    pour les 45-54 ans et 16,30 % pour les moins de 35 ans.
  • Plus on est jeune et plus on cherche ses origines : 44,20 % pour les moins de 35 ans contre
    29,5 % pour les 45-54 ans et 19,10 % pour les plus de 65 ans.
  • La motivation de créer des liens et découvrir des branches éloignées est assez similaire
    quelque soit la tranche d’âge, elle oscille entre 31,20 % et 34,6 %.
    La recherche de lien social reste constante.


La place de la famille :
La pratique généalogique est liée à la place de la famille pour chacun :

  • La participation à des réunions familiales est un lien social régulièrement réactivé par 91 %
    des pratiquants :
    • 44% participent aussi souvent qu’ils le peuvent aux réunions de famille,
    • 29% sont des occasionnels,
    • 19% se limitent aux grandes fêtes comme Noël,
    • seuls 8% des pratiquants pensent qu’il est mieux de tenir la famille un peu éloignée.

Une cohésion familiale forte conduit à favoriser la quête de transmission de la généalogie :
  • Plus les liens familiaux sont forts et plus les échanges autour des pratiques généalogiques sont
    importants : ceux qui voient souvent leur famille sont 39% à échanger contre 14% pour ceux
    qui cherchent à minimiser les contacts.
  • Plus la famille est cohésive et avec des enfants et plus la quête s’oriente vers la
    transmission :

    • Pour 36,2 % des sondés dont les parents étaient en couple, la motivation principale
      est de transmettre leur histoire familiale, contre 24,4 % qui veulent retrouver leurs
      origines,
    • tandis que les personnes ayant été adoptées ou ayant grandi dans une famille
      d’accueil ou en foyer sont 36,6 % à vouloir retrouver leurs origines vs 23,20 % à
      vouloir transmettre leur histoire familiale.

  • La situation familiale actuelle des sondés est déterminante aussi puisque :
    • pour une personne seule et sans enfants, l’objectif principal sera de retrouver ses
      racines à 35,6 %, contre 13,10 % pour la transmission,
    • tandis que dès qu’un enfant arrive dans le foyer, ce premier chiffre chute à 26,4 %
      pour un célibataire avec enfant, et à 27,4 % pour un couple avec enfant(s).

    • La volonté de transmission est d’autant plus forte que le réseau familial est dense :
      • Les individus n’ayant aucun contact avec leur famille ne sont que 12,2 % à vouloir
        transmettre l’histoire de leur famille,
      • contre 32,8 pour ceux qui y côtoient 4 ou 5 personnes, et 47,5 % pour ceux dont le réseau familial dépasse les 10 personnes.


Dernière édition par Généadmin le Mer 21 Sep - 17:31, édité 1 fois

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Re: Genealogie.com publie une grande étude sur la recherche généalogique comme enjeu de société

Message par Généadmin le Mer 21 Sep - 17:30

La généalogie : à l’origine d’un nouveau réseau social

« La généalogie, avec son mode de transmissions et d’échanges autour d’un patrimoine commun,
semble être à l’origine d’un nouveau type de réseau social. Un réseau essentiel et structurant, dans
lequel chaque « membre » a vraiment beaucoup à partager avec ses « amis » dès le début puisqu’il ne
s’agit que de membres de sa famille. La généalogie n’explique pas tout le lien social, mais c’est une
pratique qui révèle l’importance pour les Français de la cohésion familiale. Si on est dans la fin du
couple stable, ce n’est pas pour autant la fin de la famille car les couples se reconstituent et recréent
d’autres familles. » commente Dominique Desjeux.

Le partage, une notion importante et variable dans la pratique de la généalogie :
Il existe trois types de pratiquants de la généalogie. Cette typologie peut être statique, un individu
restant toute son existence dans une même catégorie, ou bien dynamique, certains individus
évoluant au fur et à mesure de leur quête, et passant d’un type à l’autre :

  • Type A : 17% de pratique solitaire :
    • La connaissance comme principale motivation
    • Réalise ses recherches seul
    • Pas ou peu de partage
    • La généalogie n’est pas perçue comme une pratique collective ni qui crée du lien
    • Des proches majoritairement pas intéressés et qui ne posent pas de question

  • Type B : 43% de pratique centrée sur la famille et la transmission intergénérationnelle :
    • La transmission comme principale motivation
    • Plus de recherches en famille
    • Une forte propension au partage du résultat des recherches
    • Une pratique qui suscite plus souvent l’intérêt des proches

  • Type C : 40% de pratique centrée sur le partage et l’ouverture en dehors de la famille :
    • Des motivations centrées sur la connaissance, la transmission mais aussi la création de lien
    • Une surreprésentation d’adhérents à une association de généalogistes
    • Des recherches plus souvent menées avec un autre généalogiste
    • Une forte propension au partage du résultat des recherches
    • Beaucoup de partage sur Internet (forums, sites personnels, mails et blog)
    • Une pratique perçue comme collective et créant du lien social


La généalogie, une représentation de pratique collective : 73,8 % des sondés affirment que la
généalogie est une pratique collective quand ils ont un proche qui en fait déjà, une proportion qui
descend à 68,5 % pour ceux dont aucun proche ne fait de généalogie

L’importance d’Internet :
  • Internet est en train de transformer les règles du jeu de la quête : il simplifie à la fois l’acte de
    recherche mais aussi la création de liens par la pratique, avec d’autres chercheurs, ou par la
    transmission, avec d’autres membres de la famille.
  • Plus le chercheur utilise Internet plus il perçoit la généalogie comme une pratique collective
    et créatrice de lien social.

  • L’usage d’Internet est d’autant plus fort que la personne :
    • partage ses résultats,
    • est âgé (ce qui est contre intuitif par rapport aux pratiques d’Internet),
    • a du temps libre ou est à la retraite.

  • 20,90 % des sondés utilisent un site Internet spécialisé en généalogie au moins une fois par
    jour, 37,9 % au moins une fois par semaine, 25,8 % au moins une fois par mois.
  • Plus un chercheur utilise Internet, moins il abandonne sa recherche.


Une pratique très grand public

  • Les chercheurs en généalogie se répartissent en trois grands groupes qui varient en fonction
    de leur investissement en temps et en budget :
    • Les occasionnels, qui passent de 0 à 3h par semaine à la généalogie
    • les amateurs, qui y consacrent entre 4 et 9h
    • Les quasi-professionnels qui y consacrent 20h et plus

  • Leurs pratiques sont soumises à trois grandes contraintes :
    • matérielles (de coût et de temps),
    • sociales, qui varient en fonction des quatre grandes variables qui organisent toutes
      les sociétés :
      • les classes (peu d’ouvriers) associées aux diplômes et aux revenus,
      • les genres (hommes et femmes à égalité),
      • les générations ou les âges,
      • et les cultures (peu d’étrangers mais des Français avec des parents d’origine
        européenne).

    • de compétence qui peut conduire à des abandons.


La pratique de la généalogie est ancrée au cœur de la classe moyenne française :
  • Des revenus autour de la moyenne nationale : 24% ont un revenu mensuel par foyer de 2500
    à 4000€ et 20% entre 1500 et 2500€. (Le revenu moyen fiscal déclaré en France est de 2
    540€ (Bigot, CREDOC, 2009).)
  • Un éventail très large de diplômes : 45% ont de bac + 2 à bac + 8, 17% ont le bac et 45% le
    certificat d’étude, un CAP, un BEP ou le BEPC.
  • Une dominante de villes moyennes et de villages : 39% habitent dans des communes de
    2000 à 20 000 habitants et 26% dans des communes de moins de 2000, soit 65%.
  • Opinion politique dispersée entre droite et gauche : gauche 20%, écologie 7% droite 17%,
    centre 9%.
    Note : Les CSP modestes ne font jamais de recherches à 45% (IPSOS/ 2010).

Cette enquête rappelle finalement une grande constante anthropologique : il n’existe pas de société
sans lien social et donc sans échanges et sans partage, mais aussi sans origine et donc sans identité.
Ce qui varie en fonction des époques ou des groupes sociaux ce sont :
  • les outils techniques : ici Internet avec les sites de généalogie en ligne,
  • ce à quoi on s’identifie : se limiter à la famille ou élargir aux alliés ou à l’histoire


* Les enquêtes qualitative et quantitative ont été réalisées sous la direction scientifique de Dominique
Desjeux, Professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes.
L’enquête quantitative a été réalisée en ligne via SurveyGizmo sur une population de praticiens de la
généalogie (9 465 répondants) et a été traitée sur Modalisa par Sibylle Petit Diplôme Doctoral
Professionnel DU1, chargée d’études à l’université Paris-Descartes, Lucile Hervouet, doctorante à
l’université Paris Descartes, PRES Sorbonne Paris cité et Cyril Desjeux, docteur en sociologie
L’enquête qualitative a été réalisée par Sibylle Petit sous la forme de 17 entretiens de 1h30 à 3h entre
janvier et mai 2011.


A propos de Genealogie.com :
Genealogie.com met à disposition des internautes plus de 350 millions d’informations nominatives
notamment une base unique de relevés d’Etat-Civil de 1650 à 1900. Genealogie.com offre également des
services communautaires permettant de créer gratuitement son arbre généalogique et de le partager avec
d’autres internautes.
Genealogie.com a réuni près de 6 millions d’inscrits depuis sa création et appartient au réseau
NotreFamille.com. Créé en 2000 par Toussaint ROZE, il est le premier portail francophone dédié aux femmes et
à leurs familles. Editeur de services et contenus à forte valeur ajoutée, Le groupe NotreFamille.com compte
aujourd’hui plus de 60 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 12,2 millions d’euros en 2010.
Plus d’informations : www.genealogie.com et www.notrefamille.com.
Contacts presse : Alter’Com Conseil
Estelle Monraisse - 06 60 41 81 52 - altercom@club-internet.fr
Anaïs Durand - 06 61 38 78 43 - adurand@linkincom.fr

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