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C'est arrivé un 16 aout

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C'est arrivé un 16 aout

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:38

16 août 1653 : Les naufragés du Sperweer, premiers Européens en Corée

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la Corée considère le monde extérieur comme une menace, un espace hostile d'où ne cessent de déferler des hordes d'envahisseurs. Cela lui vaut la réputation de «royaume ermite»...

Mais le 16 août 1653, un typhon entraîne le naufrage près des côtes coréennes d'un navire de la Compagnie des Indes Orientales (VOC), le Sperweer. Celui-ci se rendait à Deshima, le comptoir hollandais de Nagasaki, au Japon, les cales remplies de sucre, de camphre de Bornéo et de peaux de daims.


  • Le naufrage du Sperweer

Sur les 64 hommes d'équipage, 36 survivent au naufrage. Ces miraculés ne sont toutefois pas près de revoir leur pays natal.

Bien que le roi Hyojong soit un souverain éclairé et relativement bienveillant, il craint que ces étrangers, s'il les laisse repartir, ne divulguent des informations compromettantes pour la sécurité du pays, déjà durement éprouvé. Il a également eu vent des violents affrontements qu'a connus le Japon lorsque la population de certaines régions, majoritairement convertie au christianisme, s'est révoltée contre les redevances que levaient les seigneurs.

Bien traités mais retenus en Corée contre leur gré, les Hollandais, menés par Hendrik Hamel, sont enrôlés dans la garde royale, qu'ils doivent faire profiter de leurs connaissances en artillerie. Ils essayent cependant de s'enfuir, grâce à la complicité d'un émissaire mandchou. Immédiatement repris, ils sont envoyés en exil, dans une province où ils passent les treize années suivantes.

Au bout de ces longues années, Hendrik Hamel et sept de ses compagnons parviennent finalement à s'enfuir et à gagner le Japon. Les responsables de la VOC sont stupéfaits de voir apparaître les fantômes de ces marins, qu'ils croyaient ensevelis dans l'océan depuis longtemps.

  • Prisonniers du «royaume ermite»

Grâce à cette plongée involontaire dans une contrée mystérieuse, Hendrik Hamel devient l'auteur de la première description de la Corée dont disposent les Occidentaux.

Sa Relation du naufrage d'un vaisseau hollandais sur la côte de l'île de Quelpaert avec la description du Royaume de Corée, publiée en 1668 à Rotterdam et Amsterdam, fera même référence pendant deux siècles. Poussé par un éditeur désireux de pimenter la description du pays, Hamel décrit pourtant des eaux coréennes infestées de crocodiles, un animal alors très en vogue en Europe mais qui ne peupla jamais le «Pays du Matin calme» !

Pour leur part, les Coréens gardent dans leurs annales le souvenir d'étranges étrangers aux moustaches rouges et aux yeux ronds et bleus, qui se nourrissaient de vin et de viande et écrivaient par lignes horizontales, de la gauche vers la droite.

  • Timides ouvertures

Il faut toutefois attendre la fin du XVIIIe siècle pour que le premier Coréen se convertisse au catholicisme, baptisé par un prêtre portugais. Mais quand les conversions se multiplient et que des chrétiens sont surpris en train de brûler des tablettes ancestrales pour marquer leur refus du culte des idoles, les milieux traditionnels confucéens réagissent violemment. Les chrétiens sont persécutés et le pays à nouveau complètement fermé aux influences extérieures, jusqu'à la fin XIXe siècle.

«Non à l'invasion des barbares d'Occident, signer une paix avec eux, c'est vendre le pays», peut-on lire sur les stèles aux croisées des chemins coréens sous le règne du roi Kojong, de 1863 à 1907. Néanmoins, malgré ce rejet de l'Occident parfois mêlé de xénophobie, le pays ne peut résister indéfiniment à la pression de plus en plus forte des puissances occidentales. En 1894, il s'ouvre finalement au commerce international, avant de tomber sous la coupe du Japon quelques années plus tard.
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16 août 1790 : Une justice démocratique... et sans lendemain

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:38

À Paris, par le décret du 16 août 1790, les députés de l'Assemblée constituante abolissent la justice coûteuse et compliquée de l'Ancien Régime, avec ses parlements, ses tribunaux de bailliages,... Au nom du principe de séparation des pouvoirs popularisé par Montesquieu, ils instituent des magistrats élus par les citoyens actifs.

- Chaque canton a un juge de paix élu pour deux ans.
-Chaque district un tribunal de première instance et chaque département un tribunal criminel. Dans ce dernier, un jury d'accusation de 8 membres décide s'il y a lieu de poursuivre l'accusé et un jury de jugement de 12 membres décide de la peine à appliquer.
Les juges de district siègent aussi dans les tribunaux criminels. Ils sont élus pour 6 ans et obligatoirement choisis parmi les hommes de loi.
- Dans la capitale, un tribunal de cassation veille à la conformité des jugements.

Les députés prévoient par ailleurs d'uniformiser les peines pour tous les citoyens, sans distinction de classe sociale (c'est ainsi que la mort est pour tous les condamnés donnée par la guillotine).

Cette justice démocratique, efficace et peu coûteuse révélera de grandes qualités pendant les quelques mois que durera l'Assemblée législative. Elle disparaîtra avec cette dernière.
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16 août 1819 : Massacre de « Peterloo »

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:39

Le 16 août 1819, survient à Manchester le massacre dit de « Peterloo », une étape douloureuse de la marche de l'Angleterre vers la démocratie.

Alors qu'une crise économique frappe les ouvriers anglais et que ceux-ci se plaignent de n'être pas représentés au Parlement, le gouvernement suspend certaines libertés civiles garanties par l'Habeas corpus. Excédée, l'opposition organise une réunion à Manchester, à St-Peter's Fields. Pas moins de 50.000 personnes s'y retrouvent pour écouter Henry Hunt « l'Orateur ». Mais la réunion ayant été au dernier moment interdite par les autorités locales, celles-ci font intervenir la milice à cheval et un régiment de hussards. On relève onze morts et des centaines de blessés !

Le gouvernement promulgue à la suite de ce massacre des lois qui restreignent encore plus le droit de manifestation.
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16 août 1861 : Une Française accède pour la première fois au baccalauréat

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:39

Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi imposant l'ouverture dans chaque commune de plus de 500 habitants d'une école primaire réservée aux filles.
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16 août 1946 Ali Jinnah impose la création du Pakistan

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:50

Le 16 août 1946, le président de la Ligue musulmane Mohammed Ali Jinnah, lance une journée d'action dans toutes les Indes britanniques afin d'imposer la partition du pays et la création d'un État musulman indépendant, le Pakistan.

Il s'ensuit de violents heurts entre hindous et musulmans. On relève plusieurs milliers de morts à Calcutta, capitale administrative du British Raj (empire britannique des Indes).

Ali Jinnah recommande par ailleurs le boycott de l'Assemblée constituante réunie en décembre 1946.
Lassés par plusieurs années de longues et douloureuses tractations, les Britanniques se résignent alors à la partition des Indes, contre l'avis des hindous et notamment du plus célèbre d'entre eux, Gandhi, chef respecté du parti du Congrès

  • Le Pakistan, une invention d'étudiant

La Ligue musulmane a été créée en 1906 par plusieurs notables musulmans dont l'Aga Khan, chef des Ismaëliens, pour protéger les intérêts de leurs coreligionnaires. Elle se rapproche d'abord du parti du Congrès, multiconfessionnel et majoritairement hindou, et exige avec eux le départ des colons britanniques.

Mais dans les années 1920 et 1930, un clivage se creuse entre la Ligue et le Congrès, qui refuse que les musulmans disposent de collèges électoraux séparés.

Le poète Mohammed Ikbal en vient à suggérer la création d'un État autonome islamique au sein d'une Inde fédérale. Cette idée prend peu à peu corps et, en Angleterre, l'étudiant Chandhuri Rhamat Ali forge le terme de Pakistan, «pays des purs» dont les lettres désignent les provinces du Pendjab, de l'Afghana (Afghanistan), du Kashmir (Cachemire), du Sind et du Baloutchistan.

Mohammed Ali Jinnah, président de la Ligue musulmane, s'y oppose d'abord avec vigueur. Mais la réticence des élus hindous du Congrès à partager les places dans les assemblées et les administrations finit par avoir raison de sa patience. Il se rallie finalement en 1940 à la création d'un État musulman séparé. Il va dès lors s'attacher à faire émerger un «nationalisme musulman».

  • Un État coupé en deux

En mai 1945, le vice-roi Lord Wavell présente un plan de compromis qui vise à la création d'un conseil exécutif dans lequel hindous et musulmans seraient équitablement représentés. Il convoque une conférence à Simla, le 25 juin 1945, pour en débattre.

Ali Jinnah, qui représente la Ligue musulmane, revendique pour celle-ci le droit de représenter exclusivement les musulmans du pays. Mais le parti laïc du Congrès conteste sa prétention et la conférence se conclut sur un échec le 14 juillet 1946.

Après l'appel à la journée de protestation du 16 août 1946, la Ligue musulmane s'honore d'une victoire aux élections législatives qui mettent en place une Assemblée constituante. Elle remporte tous les sièges réservés aux musulmans et voit dans cette victoire la légitimation de son projet.

Malgré l'opposition absolue de Gandhi à la partition des Indes en deux États, le gouvernement britannique, par la voix de son dernier vice-roi, lord Mountbatten, se résigne à la partition, sur fond de violentes émeutes intercommunautaires.

Le 15 août 1947, l'Inde et le Pakistan, dont Karachi devient la capitale, naissent simultanément. L'été 1947 est ensanglanté par des massacres massifs de musulmans, d'hindous et de Sikhs en Inde et au Pakistan (ils sont décrits de façon saisissante dans le roman Tamas de Bhisham Sahni). On évalue le nombre de victimes à un demi-million. 15 à 20 millions de personnes se jettent sur les routes et dans les trains pour rejoindre l'État où leur religion est majoritaire.



  • Le Pakistan rompt l'unité du sous-continent


La création du Pakistan rompt avec l'unité politique du sous-continent indien que le colonisateur britannique avait pour la première fois réalisée un siècle plus tôt.

Le jeune État pakistanais apparaît comme le plus grand État musulman du monde avec environ 80 millions d'habitants. Mais son caractère totalement artificiel rend sa survie aléatoire. Qui plus est, il souffre d'emblée d'un handicap majeur : son territoire est divisé en deux portions, séparées par 1600 km : à l'est de l'Inde, le Bengale, ou Pakistan oriental, qui se réduit à un immense delta battu par les inondations et les tornades tropicales ; à l'ouest, le Pakistan occidental, région semi-aride et montagneuse, traversée par la vallée de l'Indus et dotée de quelques infrastructures industrielles.
Le Bengale ne représente que 14% du territoire du Pakistan mais regroupe plus de la moitié de la population. Ses habitants sont plus pauvres que leurs concitoyens occidentaux et méprisés par ceux-ci. Il parlent le bengali, qui n'a rien à voir avec la langue dominante du côté occidentale, l'ourdou, une variante de l'hindi, principale langue du nord de l'Inde, en caractères arabes.
Dès 1947, une guerre oppose l'Inde et le Pakistan pour la possession du territoire du Cachemire, un État à majorité musulmane mais dont le prince est hindou. En 1949, l'intervention de l'ONU permet le tracé d'une ligne de cessez-le-feu qui coupe la région en deux.

La frontière avec l'Afghanistan est à peine plus calme que la frontière indo-pakistanaise : les ethnies pachtounes y réclament la création d'un «Pachtounistan» réunissant Pachtounes pakistanais et afghans.

  • Laborieuse construction de l’unité politique

Le Pakistan doit faire face au défi de l'intégration des Mohajirs, les émigrants qui ont fui l'Inde lors de la partition, cela dans le cadre d'une grande instabilité politique. Dès septembre 1948, Jinnah, le père de la nation, disparaît. Son successeur est assassiné, tandis que la Ligue musulmane se disloque.

Le pays n'adopte une constitution qu'en 1956. Elle marie étrangement attributs des régimes parlementaire et présidentiel et instaure une République islamique fédérale.

Prenant le contre-pied de l'Inde, qui s'engage sur la voie du non-alignement tout en se rapprochant de l'URSS, le Pakistan islamique se rapproche de la Chine communiste, rivale de l'Inde, et se place résolument dans le camp américain. Les États-Unis lui fournissent aide militaire et économique.

  • Instabilité chronique

L'instabilité politique chronique facilite la prise du pouvoir par les militaires. En 1958, le président Iskander Mirza dissout le parlement et proclame la loi martiale, soutenu par le commandant en chef des armées. Celui-ci, le général Ayoub Khan (ou Ayyub Khan), le force à démissionner quelques jours plus tard et prend le pouvoir... pour plus d'une décennie. L'armée, essentiellement composée de Pendjabis, originaires de la partie occidentale, se présente comme le garant de la sécurité du pays face à la menace indienne. Les partis politiques sont interdits et la presse censurée.

Parallèlement, les années 1960 constituent une période de forte croissance économique et de développement de l'industrie (on parle même de «miracle pakistanais»). Mais cette amorce de développement ne bénéficie toutefois qu'à la partie occidentale du pays. Le général Ayoub Khan cherche également à limiter l'influence des oulémas sur la société et à moderniser le droit de la famille (limiter la polygamie, renforcer les droits de succession des femmes...).

En 1965, une nouvelle guerre oppose l'Inde au Pakistan au sujet du Cachemire. Elle se termine par un cessez-le-feu qui laisse la question en suspens. Depuis lors, on ne compte plus les accrochages militaires meurtriers sur les crêtes montagneuses de la province.

  • Le Bangladesh fait sécession dans la douleur

En 1969, le général Ayoub transmet le pouvoir au commandant en chef des armées, le général Yahya Khan. Celui-ci organise l'année suivante des élections libres qui débouchent sur la victoire du Parti du Peuple Pakistanais de Zulfikar Ali Bhutto (opposition) au Pakistan Occidental et de la Ligue Awami, mouvement pour l'indépendance du Bengale, au Pakistan oriental.

Le leader de la ligue Awami, Mujibur Rahman, proclame l'indépendance du Bangladesh («Nation du Bengale» en bengali). L'armée pakistanaise tente d'écraser cette sécession dans le sang, au prix de la vie de milliers de Bengalis et de violences sans nom (viols systématiques...), mais l'intervention de l'Inde d'Indira Gandhi l'oblige à abandonner le Bangladesh dans des conditions humiliantes.

Cette défaite précipite l'accession au pouvoir du leader civil Ali Bhutto, premier Sindhi à accéder au pouvoir. Il met sur pied une politique d'inspiration socialiste (intitulée «socialisme islamique» afin de gagner des partis religieux) et réprime les révoltes du Baloutchistan, sur la frontière occidentale. Une puissante opposition se cristallise pourtant autour de lui, dans un contexte de fin du «miracle pakistanais» et de choc pétrolier de 1974.

  • Entre dictature militaire et terrorisme islamiste

En 1977, le général Zia ul-Haq le renverse, assume la présidence de l'État et suspend la constitution. Bhutto, accusé de corruption, de fraude électorale et de complicité d'assassinat, est pendu. Sa fille Benazir, qui prend son relais à la tête du PPP, est contrainte à l'exil.

Le vent ayant tourné en faveur des islamistes en Iran et ailleurs, Zia impose la charia et soutient activement la résistance afghane contre l'invasion soviétique, faisant à nouveau du Pakistan le meilleur ami des États-Unis. Les liens profonds qui existent aujourd'hui encore entre les mouvements islamistes afghans et pakistanais d'une part et les services de renseignements pakistanais et l'armée d'autre part remontent en grande partie à cette période.

Les années 1980 à 2000, marquées par une nouvelle guerre avec l'Inde, l'acquisition de l'armée nucléaire, l'alternance de régimes civils et militaires, l'apparition de violences interconfessionnelles (entre chiites et sunnites) et l'autonomisation accrue des zones tribales, n'ont pas permis au Pakistan de trouver la stabilité.
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16 août 1960 Indépendance de Chypre

Message par Généadmin le Ven 19 Aoû - 8:57

Le 16 août 1960, Chypre devient une République indépendante. C'est une péripétie de plus pour cette île méditerranéenne à l'Histoire millénaire où les anciens Grecs situaient la demeure d'Aphrodite (Vénus).

  • Une île convoitée

Après l'ouverture du canal de Suez, le Premier ministre britannique Disraeli avait décidé de faire de l'île ottomane une base arrière pour surveiller le trafic maritime à travers le canal. C'est ainsi que le sultan d'Istamboul, contraint et forcé, avait «prêté» l'île aux Britanniques le 4 juin 1878. Chypre devient en 1914 un protectorat puis en 1925 une colonie de la Couronne.

Londres doit réprimer un mouvement clandestin en faveur de l'«Enosis», c'est-à-dire du rattachement de Chypre à la Grèce.

En 1950, élu à la fonction d'ethnarque, ou chef religieux de l'île, l'archevêque grec orthodoxe Makarios III relance le combat pour l'Enosis. Mais la Turquie voisine s'y oppose au nom de la défense de la minorité cypriote d'origine turque.
Par l'accord de Londres du 19 février 1959, chacun se résigne à une indépendance pure et simple, avec un Président élu par la communauté grecque, Mgr Makarios en personne, et un vice-Président élu par la communauté turque, Fasil Füçük.

Il est convenu que le Parlement sera composé à 70% de Grecs et à 30% de Turcs et que la Garde nationale sera encadrée par des officiers grecs.

Les troubles entre les deux communautés ne cessent pas pour autant jusqu'au 15 juillet 1974. Ce jour-là, avec la complicité des colonels qui exercent le pouvoir à Athènes, en Grèce, la Garde nationale cypriote fomente un coup d'État contre le président Makarios et tente de réaliser l'Enosis. L'armée turque, prétextant une menace pour les habitants turcophones, envahit aussitôt le nord de l'île. Depuis cette date, les deux communautés vivent séparées, de part et d'autre d'une «ligne verte».

  • Amère partition

Tandis que les Turcs cypriotes ruminent leur amertume et n'en finissent pas de s'appauvrir, leurs ex-compatriotes grecs affichent une insolente prospérité.

L'entrée dans l'Union européenne, en 2004, de la partie grecque de l'île ne facilite pas la résolution du drame noué en 1974.....
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